Epiceum a récemment accompagné l’Alliance UCA, qui réunit l’Université Clermont Auvergne et ses partenaires académiques et économiques, dans la construction d’une stratégie de communication concertée. L’agence a mené une démarche comparable auprès du concours GEIPI Polytech, qui regroupe 35 écoles d’ingénieurs publiques, en réunissant leurs responsables communication autour d’un diagnostic partagé et d’ateliers de co-construction pour bâtir une parole et une feuille de route commune. Elle accompagne également le Groupe INSA dans la refonte du dispositif de communication admissions de ses 13 écoles, de la co-construction d’un plan de communication pluriannuel à la conception d’un parcours admission centré sur les candidats et partagé à l’échelle du réseau. Ces expériences illustrent un défi que rencontre, tôt ou tard, la plupart des regroupements d’établissements : comment transformer une alliance qui existe sur le papier en un réflexe que chacun porte au quotidien ?

Une communication concertée, pas une couche supplémentaire

La communication concertée, méthode qu’Epiceum développe depuis vingt-cinq ans auprès des acteurs de l’intérêt général, ne consiste pas à empiler une communication d’alliance au-dessus de celle de chaque établissement, ni à la confier à une entité surplombante qui parlerait à la place de tous. Elle organise un système d’acteurs pour qu’il communique mieux ensemble : un chef de file reconnu, des ressources partagées, et une répartition claire de qui parle, quand et sur quoi.

Cette méthode s’appuie sur quatre piliers : une posture commune, qui consiste à partir de ce que les publics visés veulent comprendre plutôt que de son seul point de vue institutionnel ; des outils et une méthode partagée ; une gouvernance qui articule décideurs et communicants ; et des bénéfices explicites pour chaque membre, car une alliance ne tient durablement que si chacun y voit un intérêt concret à investir du temps. Cette méthode se transmet : Epiceum a conçu avec l’ARCES une journée de formation à la communication concertée destinée aux directions de la communication de l’ESR, souvent confrontées à la coexistence délicate d’une marque « chapeau » et des marques d’établissement. Entre analyse stratégique, méthodes de dialogue participatif et mises en situation, les participants s’approprient les outils pour devenir eux-mêmes les animateurs et chefs de file de la démarche au sein de leur regroupement.

Le vrai sujet : savoir quoi dire, pas communiquer davantage

Un enseignement revient dans la plupart des missions de ce type : une alliance jeune est souvent légitime aux yeux de ses membres sans être encore incarnée dans leurs pratiques quotidiennes. L’enjeu n’est alors pas de produire plus de communication, mais de construire une offre concrète, cible par cible. Affirmer que l’on va « valoriser la recherche » ou « la vie étudiante » n’est pas une offre : ce sont des catégories, qui restent vides tant qu’elles ne sont pas suivies d’un « quoi » précis et identifiable pour chaque public visé.

D’une gouvernance qui valide à une gouvernance qui arbitre

Les alliances de ce type reposent souvent sur des instances collégiales qui jouent davantage un rôle d’échange et de validation qu’un rôle de production – un fonctionnement naturel d’une gouvernance construite sur la recherche de consensus entre partenaires égaux, mais qui ne suffit plus dès lors que l’objectif devient de produire des actions concrètes. La bascule proposée par Epiceum consiste à faire des groupes de travail thématiques le lieu où émergent ces propositions, la gouvernance devenant le sponsor qui les soutient et arbitre les moyens plutôt que la seule instance qui les valide a posteriori.

Une piste transposable

Le débat sur le nom d’une alliance, la place de l’établissement chef de file, l’embarquement encore partiel des équipes internes : ce sont des sujets que l’on retrouve, sous des formes variées, dans la plupart des regroupements d’établissements. Aucun n’a besoin d’être résolu avant d’agir. Une alliance jeune gagne surtout à se doter rapidement d’un premier objet concret, porté et documenté jusqu’au bout, qui donne à voir ce que le collectif permet et qu’aucun établissement ne pourrait porter seul.

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